| L'iPhone,
l’un des appareils fonctionnant sous iOS |
iOS, anciennement iPhone OS, est le système d'exploitation mobile
développé par Apple
pour l'iPhone,
l'iPod
touch, et l'iPad. Il est dérivé de Mac OS Xkernel hybride XNU basé sur le
micro-noyau Mach, les services Unix et
Cocoa, etc.). iOS comporte quatre couches d'abstraction, similaires à
celles de Mac OS X : une couche « Core OS », une couche « Core Services »,
une couche « Media » et une couche « Cocoa ».
Le système d'exploitation occupe moins d'un demi-gigaoctet (Go) de la capacité mémoire totale de
l'appareil.
dont il partage les fondations (le
Ce système d'exploitation n'avait aucun nom officiel avant la
publication du kit de développement iPhone (SDK) le 6 mars 2008. Jusqu'à
cette date, Apple se contentait de mentionner que « l'iPhone tourne
sous OS X »,
une référence ambiguë au système d'exploitation source d'iOS, Mac OS X.
Ce n'est qu'à cette occasion que Scott Forstall présenta l'architecture interne du système
d'exploitation, et dévoila alors le nom d'iPhone OS.
Ce nom a été changé le 7 juin 2010 pour iOS.
Le kit de développement en question, disponible pour Mac OS X,
propose les outils nécessaires à la création d'une application pouvant
tourner sous iOS. Si son téléchargement et son utilisation sont
gratuits, la publication de telles applications requiert d'adhérer au
programme des développeurs Apple, pour la somme de 99 $
par an.
Il n'en demeure pas moins que cette offre peut s'avérer intéressante
pour bon nombre de développeurs, étant donnée la taille du marché créé
par iOS.
En effet, Apple a annoncé, lors d'un événement musical le
9 septembre 2009, avoir vendu 50 millions d'iPhones et
d'iPods Touch.
À titre informatif, les 40 millions d'appareils sous iOS n'avaient été
dépassés que trois mois plus tôt, le 8 juin 2009.
De surcroît, le portail App
Store, dédié à l'exposition de toutes les applications développées
pour ce système d'exploitation, est souvent présenté comme un modèle
économique couronné de succès :
avec un catalogue de 300 000 applications,
qui ont fait l'objet de 10 milliards de téléchargements,
l'App Store s'est imposé en 18 mois comme une référence parmi les
kiosques d'applications mobiles.
Architecture logicielle
- Le BaseBand : Il peut-être considéré comme un BIOS pour l'iPhone. C'est donc un micrologiciel autonome qui s'occupe en temps réel de toutes les interactions avec les périphériques de communication de l'appareil : Bluetooth, Wi-Fi et GSM. La version du BaseBand est identifiée par une série de chiffres au format 00.00.00_G. De nombreuses versions de ce composant existent à l'heure actuelle, et sont différentes pour chacun des appareils utilisant iOS. Le baseband est en général mis à jour lors des mises à jour majeures du firmware.
- Le BootLoader : C’est une partie du BaseBand, dont le rôle principal est d’assurer le démarrage de l’iPhone, de contrôler son activation, et sa compatibilité avec la carte SIM insérée. À ce jour, n'ont été identifiées que deux versions du BootLoader, la 3.9 utilisée jusqu’à la sortie européenne de l’iPhone et la 4.6 qui est utilisée sur tous les iPhones commercialisés depuis les sorties européennes. Cependant, il est très probable que de nombreuses nouvelles versions soient sorties entretemps, sans qu'une large communauté en soit avertie, car il n'est pas possible pour un utilisateur de connaître la version du BootLoader de son appareil, à moins de « jailbreaker » celui-ci
- Le firmware : il s’agit d’un logiciel interne de l’appareil, cette fois responsable de la gestion de sa partie systémique (l’écran, le clavier tactile, etc.). Il est identifié par un numéro au format X.Y.Z, le premier ayant été le 1.0.0. Le premier chiffre (X) désigne une version majeure du logiciel, avec d'importantes fonctionnalités en plus. Le second chiffre (Y) représente une mise à jour mineure apportant tout de même quelques fonctionnalités nouvelles. Le troisième (Z) désigne une simple mise à jour corrective de bugs ou d'optimisation de performances. Z n'est en général pas écrit s'il est nul, mais X et Y sont par convention toujours écrits (e.g. version 2.0, 2.1, 2.0.1).
- Le SeckPack : C’est une partie de la mémoire flash de l'appareil contenant entre autres des informations sur le verrouillage de celui-ci. Le Seckpack peut être considéré comme un mot de passe : en effet, si un SeckPack correct est fourni au BootLoader lors du lancement, alors l'utilisateur a la possibilité d'utiliser le BaseBand, et donc les fonctionnalités de téléphonie et d'Internet.
Fonctionnement général
L'interface du système d'exploitation iOS est fondée sur le concept
de la manipulation par contact tactile de l'écran, incluant notamment la
technologie Multi-touch, permettant de reconnaître des
gestes à plusieurs doigts simultanés, et un accéléromètre détectant les
mouvements de l'appareil.
Page d'accueil
La page d'accueil est composée d'une mosaïque d'icônes (4x4 icônes)
représentant l'ensemble des applications disponibles en mémoire ainsi
qu'un dock de quatre
icônes dans la partie inférieure de l'écran. Ce dernier permet à
l'utilisateur d'accéder à ses applications favorites. En effet, il est
possible de créer jusqu'à onze pages d'applications dans la partie
supérieure, tandis que le dock reste visible quelle que soit la page
actuelle. Pour passer de l'une à l'autre, il faut faire glisser son
doigt vers la droite ou la gauche de l'écran. Le retour à la page
d'applications la plus à gauche s'effectue par une pression sur le
bouton « Home ». La page d'accueil courante est accessible au
démarrage ou en appuyant sur le bouton « Home » de l'iPhone,
depuis une application.
Il est également possible d'ajouter des Web Clips, sorte de
raccourcis vers les sites internet favoris, ils s'insèrent parmi les
applications et une pression sur l'icône permet d'afficher la page web
souhaitée.
Pour lancer une application, il faut toucher du doigt l'icône depuis
la page d'accueil; on peut la quitter par une pression sur le bouton « Home ».
Il est également possible de forcer une application bloquée à quitter
en restant appuyé sur le bouton Home quelques secondes.
Spotlight,
A ces pages d'applications s'ajoute, depuis la version 3.0, une page
spéciale, toujours située à l'extrême-gauche des autres, et permettant
une recherche Spotlight dans l'appareil. L'utilisateur y accède
de la même manière que n'importe quelle page d'applications, en glissant
le doigt vers la droite depuis l'écran d'accueil. S'affiche alors une
barre de recherche, accompagnée du clavier virtuel, permettant de lancer une recherche. Il est
possible de rechercher de nombreux types de données dans l'appareil :
des chansons, vidéos ou podcasts par nom, artiste ou album, des
contacts, des courriels - leur contenu étant
indexé -, des notes, des événements du calendrier, ou des applications
par leur nom.
Une pression sur un résultat de recherche ouvre l'application
concernée, et éventuellement le contenu sélectionné. Lors de l'accès à
Spotlight, celle-ci affiche la dernière recherche effectuée.
Les résultats de recherche pour les contenus multimédias sont
présentés de façons différentes entre iPhone et iPod Touch. En effet,
alors que l'iPhone affiche systématiquement l'icône iPod en face d'une
musique tout comme d'une vidéo, l'iPod Touch utilise l'icône « Musique »
ou « Vidéo », les deux applications étant séparées sur ce dernier. Cela
permet d'opérer plus facilement une distinction entre un morceau et son
clip vidéo correspond, par exemple.
Barre d'état,
Une barre d'état est presque toujours présente (mises à part
certaines applications tierces) dans la partie supérieure de l'écran, et
informe l'utilisateur, de gauche à droite, et selon leur disponibilité,
de :
- l'état du réseau, et le nom de l'opérateur ou la mention 'iPod' sur les iPod Touch ou la mention « iPad » sur les iPads Wi-Fi (sans 3G),
- la connectivité GPRS, EDGE, 3G, ou Wi-Fi,
- l'heure locale,
- la présence d'oreillettes Bluetooth, ainsi que leur niveau de charge,
- le fonctionnement d'alarmes,
- le fonctionnement de la géolocalisation GPS (sous forme d'une flèche violette),
- le mode lecture de l'iPod, lecture de musique (sous forme de flèche « play » bleue),
- le mode verrouillage de l'accéléromètre,
- l'état de charge de l'appareil, sous forme d'icône d'une batterie plus ou moins pleine. De plus, depuis l'iOS 3.0, il est possible d'afficher le pourcentage de charge restant (uniquement sur les iPhones de 3éme génération et plus).
Fonction de traitement de texte
Depuis la version 3.0, iOS propose des fonctions permettant de
faciliter l'édition de texte. Ces fonctions sont disponibles dans
n'importe quelle zone d'édition de texte, quelle que soit l'application.
Tout d'abord, un système de sélection de texte et de copier-coller
est disponible. Un double-tapotement dans une zone de texte affiche une
bulle contextuelle proposant la sélection de mot ou de tout le texte,
la copie ou la coupure du texte sélectionné, et le collage du texte
présent dans le presse-papier. Selon le contenu du presse-papier, et la
présence d'une sélection, toutes ces options ne sont pas affichées en
permanence. Pour sélectionner du texte, hormis les deux options
proposées par la bulle contextuelle, il est possible d'utiliser deux
poignées de sélection, qui apparaissent en même temps qu'elle. De plus,
le système de copier-coller fonctionne également avec du texte riche.
Ceci s'utilise notamment de Safari et Mail, où la sélection se fait
alors par « blocs » de contenu HTML, qui peuvent alors être copiés, puis
collés dans une zone de texte riche, comme un mail par exemple. Le
copier-coller est statique à l'appareil, c'est-à-dire qu'il est possible
de copier ou de couper du texte depuis n'importe quelle application, et
de le coller dans n'importe quelle autre (y compris l'application
source).
De plus, à ces fonctions viennent s'ajouter un système permettant
d'annuler et de rétablir des actions lors de l'édition de texte. Ainsi,
lors d'une telle activité, secouer l'appareil a pour effet de faire
apparaître un menu contextuel permettant d'annuler la dernière action
(saisie, coupure, collage), ou de rétablir une action ou une série
d'actions précédemment annulées.
Enfin, le système dispose d'une fonction de correction
orthographique, désactivable depuis la version 2.2. Lorsque
l'utilisateur tape un mot inconnu, une correction lui est proposée juste
au-dessus. L'utilisateur peut soit l'accepter en appuyant sur
« Espace », soit la refuser en tapotant sur le mot proposé. À ceci
devrait s'ajouter la vérification orthographique, plus discrète, dans la
version 4.0 de l'OS : elle souligne les mots mal épelés, et une
pression sur le mot affiche des propositions de correction sous forme de
bulle. L'utilisateur peut cliquer sur une des propositions pour
remplacer le mot par celle-ci.
Par ailleurs, sur iPad, depuis iOS 5, le clavier a la particularité
de pouvoir être séparé en deux à l'aide d'un glisseur situé sur sa
droite. Ceci facilite la saisie de texte à l'aide des pouces de
l'utilisateur uniquement.
Langues
L'iOS est utilisable en une vingtaine de langues différentes, parmi
lesquelles : allemand, anglais, arabe, chinois simplifié, chinois
traditionnel, coréen, danois, espagnol, finnois, français, italien,
japonais, néerlandais, norvégien, polonais, portugais, russe, suédois,
turc, tébétain et ukrainien.
En outre, les claviers internationaux suivants sont disponibles, et
bénéficient en général d'un dictionnaire : allemand, anglais
(États-Unis), anglais (Royaume-Uni), arabe, chinois simplifié, chinois
traditionnel, coréen (pas de dictionnaire), danois, espagnol, finnois,
français (Canada), français (France), italien, japonais, néerlandais,
norvégien, polonais, portugais (Brésil), portugais (Portugal), russe,
suédois, turc et ukrainien.
iOS propose un système de reconnaissance de caractères manuels,
disponible pour les langues citées précédemment et particulièrement
utile avec les écritures asiatiques.
( Source ; Wikipédia )
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